Depuis le 1er janvier, la Chambre des Métiers a revu son organigramme destiné à mieux structurer les formations d'un secteur qui est le 1er employeur du pays avec plus de 9.000 entreprises et 100.000 emplois. Hélène Mayer, directrice de la division Formation, et Rafael Raimundo, nouvellement nommé chef de service de la Formation continue, nous expliquent les raisons de cette démarche stratégique.

Hélène Mayer, directrice de la division Formation, et Rafael Raimundo, chef de service de la Formation continue, Chambre des Métiers.
Hélène Mayer, directrice de la division Formation, et Rafael Raimundo, chef de service de la Formation continue, Chambre des Métiers.

Comment s'organise à présent la division Formation de la Chambre des Métiers ?

La division Formation fonctionne désormais selon une organisation harmonisée. La réflexion a permis d'aligner les processus, de clarifier les responsabilités et de mieux structurer l'ensemble des activités. La division compte aujourd'hui quatre services – Perspektiv Handwiek, Formation initiale, Brevet de Maîtrise et Formation continue.

Pour quelles raisons avoir opéré ce changement ?

Ce changement répond à une évolution des besoins du secteur. Jusqu'ici, notre offre de formation était surtout centrée sur les compétences liées aux Brevets de Maîtrise, ce qui limitait notre capacité à proposer d'autres thématiques pourtant très demandées par les entreprises artisanales. Avec la nouvelle organisation, le service Formation continue peut désormais développer des contenus directement ancrés dans la réalité du terrain : formations métiers spécifiques, modules interentreprises, ou encore projets plus pointus répondant aux appels d'offres du Fonds social européen.

Mais vous continuez à travailler avec vos partenaires historiques...

À ce niveau, rien ne change. Nos partenaires, notamment l'IFSB (Institut de Formation du Secteur du Bâtiment) et les Centres de Compétences Génie Technique/ Parachèvement, font un travail remarquable. Il ne s'agit pas de dupliquer leurs formations, mais bien de poursuivre notre collaboration tout en innovant pour répondre aux besoins actuels et ponctuels des entreprises artisanales. Cela passe par des workshops dédiés, par exemple, aux marchés publics, au recyclage ou au droit du travail, ainsi que par des formations plus longues animées par des experts de la Chambre des Métiers ou par des intervenants externes spécialisés. L'objectif premier est de permettre aux salariés de nos 7 grands secteurs (Alimentation, Mode, santé et hygiène, Mécanique, Construction, Communication, multimédia et spectacle, et Art et divers), qui englobent plus de 250 métiers, de monter en compétences grâce à des parcours dédiés, théoriques et pratiques, courts et longs, qui vont leur donner les moyens d'acquérir des compétences nouvelles ou nécessaires pour valoriser leur expertise actuelle ou prétendre à un poste de niveau plus élevé.

Votre secteur est composé majoritairement de petits artisans et de petites structures. Que leur dites-vous en ce début d'année ?

Bien que l'artisanat conserve, à tort, une image traditionnelle dans l'esprit des gens, il est fortement impacté par les nouvelles techniques et technologies, qui ne cessent d'évoluer. Afin de pouvoir répondre aux attentes des consommateurs, qui évoluent elles aussi constamment, il est exigé de l'artisan et/ou de ses équipes des savoir-faire précis, une maîtrise des innovations techniques, digitales et environnementales. Il en va de la compétitivité du secteur et la formation en est l'axe principal. Etant donné que nous sommes en début d'année, nous les encourageons vivement à planifier leurs formations 2026 et à profiter du nouvel environnement que nous avons mis en place pour nous faire part de leurs besoins. Nous serons à leur écoute.

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Propos recueillis par Isabelle Couset