jobs.lu a récemment mené une nouvelle enquête auprès des salariés luxembourgeois autour de la thématique de leur satisfaction professionnelle et de leurs attentes pour leur carrière en 2024. À travers elle, la plateforme de recrutement luxembourgeoise a souhaité évaluer les clés de l’épanouissement des travailleurs vis-à-vis de leur job ainsi que leur capacité à s’adapter dans le contexte de marché de l’emploi actuel.

L’enquête révèle notamment qu’un salarié sur deux déclare envisager de changer d’employeur dans les mois à venir.

Bien que le contexte économique paraisse incertain, une majorité des personnes interrogées déclarent être confiantes dans leur capacité à s’adapter dans un marché du travail en pleine évolution.

Dans un marché du travail caractérisé par une pénurie de main-d’oeuvre dans de nombreux secteurs, comment évolue la satisfaction des travailleurs à l’égard de leur emploi actuel ? Comment se projettentils dans l’avenir à court et moyen terme ? Ces questions ont été abordées dans une récente enquête menée par jobs.lu, principale plateforme de recrutement au Luxembourg. Celle-ci a interrogé 1.150 salariés sur la thématique de « leur satisfaction professionnelle et leurs attentes en matière de carrière en 2024 ».

46 % des travailleurs prêts à « bouger »

L’un des enseignements de cette enquête réside dans un souhait exprimé par les salariés interrogés de « bouger ». À la question « Envisagez-vous de changer de job ou de carrière en 2024 ? », près d’un répondant sur deux (46 %) répond par l’affirmative. 31 % déclarent ne pas considérer cette possibilité et 23 % précisent « ne pas savoir ».

Pourquoi les salariés souhaitentils bouger ?

L’enquête a interrogé ceux qui ont répondu souhaiter changer de job en 2024 sur leurs motivations. Parmi les raisons les plus souvent citées, on trouve : 

  • le souhait de bénéficier d’une meilleure rémunération (raison citée par 57,32 % des répondants) ;
  • la possibilité de profiter d’un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle (40,59 %) ;
  • la volonté de saisir des opportunités de carrière intéressantes ou plus en phase avec leur passion (40 %) ;
  • le manque de perspectives d’évolution ou de progression dans leur job actuel (40 % des répondants).

« Ces résultats traduisent une évolution dans le rapport au travail, à l’employeur. Les salariés sont actuellement davantage prêts à bouger avec l’espoir de trouver mieux ailleurs, commente Arthur Meulman, CEO de jobs.lu. Si la perspective d’un salaire ou d’avantages plus intéressants constitue une raison importante de changer, d’autres éléments doivent être pris en ligne de compte, comme l’aspiration à davantage de flexibilité. Le contenu de la fonction est aussi important. L’enquête révèle en outre que si l’employeur n’est pas en mesure d’offrir des perspectives à moyen et long terme à ses collaborateurs, ceux-ci sont plus enclins à changer. »

À la question « Envisagez-vous de changer de job ou de carrière en 2024 ? », près d’un répondant sur deux (46 %) répond par l’affirmative.

Des travailleurs confiants dans leur capacité à bouger

Vis-à-vis des perspectives de carrière, les résultats de cette enquête révèlent que les salariés sont relativement confiants. 58 % déclarent que leurs attentes sont en ligne avec ce que le marché de l’emploi en 2024 peut leur offrir. Seulement 13 % affirment que ce n’est pas le cas. 29 % disent ne pas savoir.

« Ces derniers mois, on a beaucoup parlé de pénurie de talents, de perte d’attractivité du pays, de la nécessité pour les employeurs d’aller chercher des talents de plus en plus loin. De tels discours sont de nature à renforcer la confiance des salariés dans leur capacité à bouger ou à voir leur situation évoluer favorablement, commente Arthur Meulman. Il faut cependant se méfier de certains biais de perception. Si on peut expliquer la pénurie de main-d’oeuvre par la taille insuffisante du vivier de travailleurs, c’est surtout l’inadéquation entre les besoins des entreprises et des compétences disponibles qui pose problème. Dans un tel contexte, un salarié qui nourrit des attentes qui ne sont pas en phase avec la réalité du marché, autrement dit qui ne peut pas faire valoir les compétences recherchées, s’expose à un risque de désillusion. »

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